François LAUT

 

Tu te souviendras

(Chronique coréenne)

François Laut - Photo ©Benjamin Joineau

Au Japon, où il réside de 1989 à 1998, il écrit son premier texte : Ai (l'amour), humblement sous-titré Impressions japonaises (Serpent à Plumes, 1994).

Comme il le dit lui-même avec malice,

ce livre a un destin modeste mais des parrains illustres :

Michel Butor, qui a lu le manuscrit et l'encourage à persévérer ;

Nicolas Bouvier, « qui eut le livre tout chaud sorti des presses

et l’aima aussitôt, comme un bon pain. » 

    

Le texte qui suit est celui qui clôt son recueil de nouvelles consacré à la Corée, intitulé Monsieur Tout-Blanc, chroniques coréennes

(Séoul, Atelier des Cahiers, 2016).

 


Toutes les photographies de Séoul sont de Lin Delpierre,

qui a publié Séoul compact avec François Laut, et travaille en ce moment avec lui

à un projet photographique et littéraire sur les paysages de Courbet.

What ?       Who are you ?

What ? Who are you ?

    Tu es toi-même, tu es assis au Jeon’s coffee à Bukchon, à ta place habituelle, à l’angle du bar, tu regardes la serveuse qui prépare ton Costa-Rica en mesurant avec un long thermomètre la température de l’eau qu’elle va verser sur le café.

   

    Tu contemples son beau visage : les pommettes hautes, les yeux très bridés, les sourcils allongés, un nez droit et une jolie bouche ombrée d’un duvet. Elle porte des cheveux assez courts, une mèche derrière l’oreille, l’autre qui caresse sa joue en formant un arc parfait.

    What ? Who are you ?

Séoul Photo©Lin Delpierre

    C’est un dragon qui pose la question sur le tee-shirt de la jeune serveuse, il lui moule les seins, elle a redressé le buste et te fait face. Flegmatique, elle te sert ton café dans une tasse en faïence jaune à soucoupe rouge et liseré bleu, avec un décor de nuages. Elle pose devant toi un pot de sucre de canne en poudre et un verre d’eau. Ses gestes sont sûrs, son attitude indifférente, comme si tu n’existais pas. Tu repousses légèrement le sucre.

    Le café est délicieux, chaud mais pas brûlant, au goût suave et persistant. Tu aimes venir ici parce que malgré des établissements qui prolifèrent partout à une vitesse sidérante, outre la qualité des serveurs, c’est un des rares endroits de Séoul où l’on boit du bon café en écoutant de la bonne musique.

    En ce moment, « Osez Joséphine » de Bashung. « Plus rien ne s’oppose à la nuit. » Non. Même pas le jour, penses-tu, tant ces journées cycloniques sont obscures, dès l’aube. Il est dix-sept heures, la porte sur la rue est ouverte, la climatisation arrêtée, la pluie aussi. Une lumière sombre tombe sur la façade blanche de l’école d’en face, avec son disque flottant, comme entre guillemets, du drapeau national. Tu vois le terrain de jeux, gris et vide, avec des flaques ; un ginkgo aux feuilles frémissantes. Au-dessus, la colline qui domine l’ancien palais impérial est toute noire, les nuages sont bas.

    Les deux collègues de la serveuse fument sur le trottoir. Tu réalises que tu es le seul client, le couple de retraités, les étudiantes, tout le monde est parti. Restent les silhouettes d’enfants dessinées sur les vitres, et contre le mur, des sacs de jute imprimés El Puma, Rio Doce, Brasil, Santos.

    Quand démarre « My favorite things » de Coltrane, tu fermes les yeux, le soprano te traverse le corps, tu frissonnes, le morceau achevé tu respires à fond, tu paies et souris à la serveuse, et tu te dis en sortant qu’il faudra que tu établisses un jour la liste des choses dont tu aimerais te souvenir ici, car tu vas partir bientôt et tu n’as pas osé grand-chose, certainement pas Joséphine...

   Un bus vert pomme passe devant le café en toussotant, te ramenant aux sensations présentes, mais à un présent qui a déjà l’aspect du passé. C’est mélancolique de se trouver dans une ville qu’on aime, comme si on en était déjà éloigné : une espèce de nostalgie du présent qui fait un peu passer la tristesse du départ, penses-tu.

Osez Joséphine - Bashung
00:00 / 00:00

The John Coltrane Quartet,

My Favorite Things, Belgique, 1965

    Tu as rendu les clés de l’appartement de la rive sud et retrouvé le Fraser Place, dans le centre, où vous étiez descendus en arrivant, il y a trois ans. Ta femme est à son travail, tu as terminé le tien. Votre fille est partie en Europe après son bac, joyeuse d’en avoir fini avec le lycée, mais déchirée de quitter Séoul, laissant dans sa chambre un joli bordel, laissant aussi en vous le sillage de son adolescence, secrets espoirs, exaltation, pleurs, affrontements serrés, langueurs enfantines, câlins, jeux et rires, éclats de voix, coq-à-l’âne, soupe-au-lait, premier amour.

   

    Le lendemain matin, sous la pluie battante, tu décides sur une impulsion de retourner dans le quartier que tu as quitté une semaine plus tôt, peut-être simplement pour vérifier qu’il existe encore.

    La dernière fois, la tempête était passée à l’aube, te réveillant, les branches des arbustes s’affolaient sur les toits-terrasses, le ciel se déchirait, tu avais l’impression que le monde circulait devant toi et qu’il n’y avait personne pour régler cette circulation, et, quand tu étais sorti voir le bois, tous les grands arbres étaient déracinés et couchés sur le flanc dans un enchevêtrement pitoyable.

    Tu traverses le centre à pied, longes le parvis des immeubles aux buissons soignés, l’antique porte réduite en cendres par un pyromane et en reconstruction sous un hangar, tes chaussures sont inondées, ton pantalon trempé car le parapluie est trop petit et le vent trop fort, tu te hâtes de gagner les souterrains de la gare de Séoul et tu prends la ligne 4. Tu relèves qu’on vient de changer la ritournelle de l’arrivée des rames, c’est dorénavant un clairon d’opérette : on s’en va et la musique change, penses-tu.

    Quand le métro sort du tunnel pour emprunter le pont-treillis de Dongjak, tu comptes le temps du trajet, trois minutes, tout en te levant pour regarder le paysage : les nuages s’accrochent aux arbres du cimetière national comme dans une jungle amazonienne, le fleuve est jaune et la Tour 63 sur l’île de Yeouido coupée en deux par un voile de vapeur d’eau.

Photo©Lin Delpierre

    Le pont de Dongjak, sur plus d’un kilomètre, comporte deux rangées de douze arcades métalliques bleues, et, de chaque côté du métro, trois voies sur lesquelles les automobilistes foncent ou ralentissent selon qu’ils obéissent ou non aux ordres de leur GPS. Des voitures fatiguées s’arrêtent aux extrémités, là où le tablier s’élargit. Les moteurs chauffent, capots ouverts, des gens discutent contre le mur antibruit, profitant d’une embellie.

    À la sortie sud, deux cafés panoramiques viennent de pousser au-dessus du fleuve, tels des tours de contrôle. Tu te rappelles être allé une fois au Groom, qui domine une esplanade. Ce jour-là, une limousine noire était garée au bord de l’eau comme pour se débarrasser d’un cadavre. Une grue posée sur un avant-quai déchargeait des sacs de ciment ; une bâtisse à colonnades flottantes, avec un pont-levis, se trouvait à quelques encablures sur le fleuve, où deux hors-bords paraissaient perdus. On voyait les couloirs de la voie express passant sous le pont et, de l’autre côté, les segments serrés des immeubles étagés par génération. Tu as pensé quelques secondes que ça pourrait être le début d’un roman que tu n’écriras sans doute jamais.

    Mais tu sais que le Pont de Dongjak restera toujours ce lundi 1er septembre, il y a trois ans, quand, sous la pluie, tu étais descendu du métro aérien avec ta fille pour l’accompagner à la rentrée des classes du lycée, empruntant ce chemin qui surplombe un égout dans le vacarme de la voie express, tous les deux trempés par les rafales et les lourds filets d’eau tombant des cerisiers, tous les deux pressés et stressés, cramponnant la poignée du parapluie, pateaugeant dans les flaques, interminablement marchant car tu avais mal calculé la distance et vous alliez être en retard, mais vivait en toi une autre durée dont cette matinée constituait un épisode parmi tant d’autres, la durée de cet amour-là, donné avec la vie qu’on donne, qui change de forme tous les jours, dont on jouit sans désir, un amour partagé avec ta femme et qui est une des meilleures chances du bonheur d’être au monde. Vous vous étiez perdus en croyant prendre un raccourci, vous étiez arrivés en retard, tu t’étais fait enguirlander par ta fille...

    Arrivé à la station Chongshin, tu montes dans le bus 13, celui qui brinquebale ses passagers sur la colline de Seorae. C’est le géant que tu aimes bien qui conduit, imperturbable et brutal. Les petites vieilles voltigent au premier virage, se raccrochant comme elles peuvent, le bus vibre devant la grotte de l’Immaculée conception, toujours à la même enseigne depuis deux mille ans – la grotte construite à côté d’un immeuble chic au nom d’église où quelques dévotes égrènent leur chapelet. Le bus embraye alors en grognant pour affronter la partie la plus raide de la pente, il longe une clinique d’acupuncture, passe le col et un collège et descend la rue du lycée où les ginkgos que le maire voulait couper sous prétexte de santé publique (les vieux se faisaient renverser à l’automne en ramassant les ovules), ont été sauvés. Tu déjeunes chez Wa, un japonais, puis tu marches le long du canal où une vingtaine de tours ont poussé depuis trois ans, jusqu’à une vaste zone commerciale qui englobe l’hôtel Marriott, le grand magasin Shinsegae et une gare de bus. Au sous-sol, l’emporium avec ses centaines de boutiques de vêtements bon marché a brusquement disparu, comme si le départ de ta fille et de ses copines avait signifié sa ruine, les box sont vides et on balaye.

Ce jour-là, une limousine noire était garée au bord de l’eau comme pour se débarrasser d’un cadavre. Une grue posée sur un avant-quai déchargeait des sacs de ciment ; une bâtisse à colonnades flottantes, avec un pont-levis, se trouvait à quelques encablures sur le fleuve, où deux hors-bords paraissaient perdus.

(...)

Tu as pensé quelques secondes que ça pourrait être le début d’un roman que tu n’écriras sans doute jamais.

Photo©Lin Delpierre

    Quand tu ressors à quatre heures de l’après-midi, il fait nuit.

    What ? Who are you ? Tu ne sais plus, tu n’es plus qu’une ombre parmi les ombres de l’abribus, tu contemples la rose à sept pétales de la tour Shinsegae qui éclaire ce crépuscule de typhon en clignotant en rouge, puis en blanc depuis le centre et inversement depuis les pétales, et, au rythme d’horloge de ce jeu des couleurs, de ces petites lumières dans la nuit de la mémoire, tu te souviendras...

   

    Du chauffeur de taxi qui chantait Pavarotti en faisant trembler l’habitacle

    de la transformation du minable café Point Zéro près de chez toi en pâtisserie de luxe Napoléon

    de l’agence de transport de la petite île Heuksando, célèbre pour sa soupe de raie fermentée, qui s’appelait « Lamitourist »

    de la Coréenne, qui, sous les yeux gênés de son mari, avait pétri les grosses couilles de l’Hercule de Bourdelle, dans le jardin du musée Ho-am à Yongin

    de la descente éprouvante après six heures de marche au mont Yongmun, et de la tombée sur le gingko millénaire du temple sans s’en apercevoir, tellement sa masse d’ombre était phénoménale

    des employées de ta banque qui, avant Noël, portaient toutes un long bonnet vert leur coulant sur la nuque, avec une fausse fourrure blanche en bordure sur le front

     des araignées géantes de Louise Bourgeois sur le parvis du musée Leeum

    des singes sculptés sous les avant-toits du Jeongdungsa sur l’île de Gangwha, accroupis, leurs petits poings serrés contre leurs tempes, semblant se boucher les oreilles en grimaçant

    de l’ancien président Roh Moo-hyun qui s’était suicidé en se jetant d’une falaise et de l’archevêque de Séoul qui avait donné ses yeux à la science

    du peuplier que les condamnés touchaient avant d’être exécutés à la prison japonaise de Seodaemun

    de l’hôtel de la station thermale de Yuseong, de l’orgasme d’une femme l’après-midi dans la chambre voisine de la tienne, et de ton long saignement de nez à la sortie des bains, dans les fauteuils de la salle de repos

    de ces noms de lieux, « le pavillon où on lave les épées et on prie pour la paix »,     « le rocher des fées volantes »

    du love hotel Amore, de ses rideaux de parking à longs cordons avec des franges et des pompons bleus et noirs pour masquer les véhicules

    du terrain de football de l’université de Séoul

    de la secte confucéenne « la forêt des lettrés »

    des anciennes cartes de la péninsule hautes de six mètres et larges de trois, pliables dans la poche, chaque pli égal à vingt kilomètres, indiquant en sus des routes, des villes et des villages, les silos et les relais d’auberges

    de l’imposante statue de Mac Arthur à Inchon et des vieux gradés qui posaient dessous

    du pays des « trois mille poètes »

    d’un quatuor à cordes d’infirmières jouant dans le hall de l’hôpital Severance

    d’une bonzesse fraîchement rasée au crâne luisant comme un marbre moucheté

    des tombes sauvages des collines de Séoul, simples tumuli de terre et d’herbes

    de Hendrik Hamel, le premier Européen à avoir relaté un séjour en Corée au XVIIème siècle, il avait noté que les enfants fumaient dès cinq ans, que les deuils duraient trois ans et que les hommes étaient « d’une complexion fort amoureuse et jalouse »

    des mots bap et tok, repas et riz

    de la photo d’un bébé Bouddha sur les cartons de nouilles instantanées à l’eau bénite au temple Jogyesa

Photo©Lin Delpierre

    Tu te souviendras soudainement du rendez-vous avec ta femme, tu retourneras dare-dare dans le centre, vous irez ensemble dans un petit restaurant où on vous servira, pour finir le repas, un gimchi jiggae, soupe brûlante et épicée de choux et de viande : ce sera rudement bon, tu te diras, en la mangeant, si je ne dois me souvenir que d’une chose, ça devrait être de cette soupe-là, c’est la Corée, oui, chaude, forte, parfumée, revigorante et colorée. 

 François LAUT             

 

©2016 by F. Laut/Atelier des Cahiers/Tokyo Time Table

 

« On pourrait soutenir qu’un pays étranger est comme un personnage qui vous pose une question à laquelle on ne peut répondre qu’après l’avoir quitté. (...)

Pendant mon séjour, j’en ai parcouru la géographie méridionale, balbutié la langue, j’ai rencontré ses habitants, j’y ai enseigné. »

F. Laut, Monsieur Tout-Blanc, Atelier des Cahiers, 2016

 

Quatre auteures coréennes confirmées (telles Eun Hee-kyung ou Kim Ae-ran), six écrivains français qui ont voyagé dans la péninsule (comme Alain Robbe-Grillet), y ont vécu ou y vivent.

Par la diversité des thèmes évoqués (l’enfance, le désir,  l’histoire, la tradition, etc.) et la confrontation des regards, une image singulière de la Corée.

Impressions papier hanji, 10 nouvelles franco-coréennes, Atelier des Cahiers,

2010

 

Laut a privilégié le hors champ – le défilé des vendeurs de babioles, ramasseurs de journaux, mendiants, le mouvement qui fait la vie même de la rame ; des litanies descriptives, des brèves poétiques, pages coupées au ras du souffle des photos… Séoul, une ville où la singularité apparaîtrait aussi bien, selon Delpierre qui l’a agencé, dans les photographies qui se liraient comme des textes que dans les textes qui se verraient comme des images.

Lin Delpierre, F. Laut, Séoul compact,

Éd. La maison chauffante, 2011

Ce livre est le fruit d'une rencontre entre deux français amoureux de la Corée : un anthropologue et une artiste. Ce pays, longtemps ignoré, est désormais connu pour ses conglomérats, tels les géants Samsung et Hyundai mais aussi pour ses percées culturelles : son cinéma et les tubes de la K-Pop, qui font danser la jeunesse du globe. Toutefois, la Corée est aussi bien autre chose et cet ouvrage illustré vous dévoilera la culture coréenne passée et présente, au-delà des clichés.

Benjamin Joinau, Elodie Dornand de Rouville, Croquis de Corée, Ateliers de Corée, 2016 

 

La Corée du Nord est le pays le plus haï, mais aussi le plus mal connu de la planète. 
Comprendre les ressorts d’un système totalitaire sans équivalent par son monolithisme idéologique, l’inscrire dans son espace et dans son temps pour en saisir l’ancrage et décrypter le fonctionnement d’une économie émergente, de facto de marché : tel est l’objet de ce livre.

Philippe Pons, Corée du Nord, un État-guérilla en mutation, Gallimard, 2016

La nouvelle occupe une place de choix dans le panorama de la littérature coréenne moderne.

Non pas la nouvelle qui avance à grands pas vers sa chute telle que nous l'ont léguée Mérimée et Maupassant, mais plutôt ce qu'ailleurs on appelle novella, le récit d'un moment de la vie.

Brèves : Anthologie de la nouvelle contemporaine, traduit et présenté par J-N. Juttet et Choi Mikyung, numéro 105, 2014

La littérature coréenne a longtemps eu de la peine à se faire connaître et son identité, après 2 500 ans d'appartenance au monde chinois, risquait d'être mal perçue. Or, c'est justement dans ce mouvement d'émancipation à l'égard de la Chine et du confucianisme, malgré la chape de plomb d'un siècle de colonialisme japonais, que la littérature coréenne a affirmé sa richesse, sa modernité et son originalité.

 

Patrick Maurus, Histoire de la littérature coréenne, Ellipses, 2005

Des entretiens avec de grands écrivains, des présentations d’auteurs de fictions, de manwhas, de poésie ; une nouvelle de KIM Mi-wol ; des articles de l’un des plus grands critiques littéraires de Corée et de dirigeants d’institutions culturelles, des portraits de traducteurs et d’éditeurs, et la rubrique des livres à lire ou à relire. Un numéro exceptionnel : le dynamisme littéraire de la Corée.

Revue Keulmadang, numéro 4, traduit par Lucie Angheben et PARK Mihwi, Éd. Decrescenzo, 2016

Qu’il s’agisse de francophones vivant en Corée ou de Coréens vivant en France, le vivre ailleurs est une expérience de vie, qu’elle soit brève ou prolongée, difficile ou enthousiaste, qui génère des images ou des textes de nature très variée. Dans un esprit d’ouverture, nous souhaitons rendre compte de cet éclectisme en publiant aussi bien des extraits de journaux anciens ou contemporains, des traductions inédites, des poèmes, des dessins, des photos, des peintures ou des médias mixtes.

Les Cahiers de Corée, septembre 2016, « Vivre ailleurs ».

Qu’il s’agisse d’artistes, de poètes ou d’écrivains francophones vivant en Corée ou de Coréens vivant en France et en Europe, créer ailleurs est souvent une expérience déterminante, résultat d’un exil ou d’un choix électif qui, sur le long terme ou à l’occasion d’un voyage, associe découverte et interrogation, retour à soi et ouverture à l’autre, échange, oubli et, parfois, moment de grâce au détour d’une rue ou d’un paysage inattendu. 

Les Cahiers de Corée, décembre 2016, « Créer ailleurs ».

©2014-2019 by Michaël Ferrier/Tokyo-La-Lézarde. All rights reserved.

 

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