LA TENTATION DE LA FRANCE,

LA TENTATION DU JAPON 

 

REGARDS CROISÉS

 

 

Ed. Picquier2003

 

Edition japonaise, 2003

 

「フランスの誘惑・日本の誘惑」

中央大学出版部、2003年

 

La Tentation de la France, la tentation du Japon - Regards croisés

édition originale

Picquier, 2003

       À l'origine de ce livre, il y a un colloque organisé à la Maison franco-japonaise de Tokyo, en mars 2001.

 

       Entre la France et le Japon, les relations sont anciennes et les regards se sont croisés plus d'une fois, comme le montrent les deux textes qui ouvrent ce volume (« La tentation de la France chez les écrivains japonais » et « La tentation du Japon chez les écrivains français »). Cette rencontre, avec ses impasses, ses pièges et ses difficultés, mais aussi ses réussites éblouissantes, est ici étudiée dans un domaine particulier, celui des écrits, et pour une période précise et décisive : de l'ère Meiji, qui marque la fin de la fermeture du Japon, jusqu'à nos jours.

 

        La première partie évoque quelques-uns des écrivains français qui ont contribué de manière décisive à forger et à déplacer l'image du Japon : Loti, Segalen, Claudel et Barthes.

 

        La seconde partie se penche sur cinq auteurs japonais qui ont entretenu avec notre pays le plus exigeant des dialogues : Dazai Osamu, Kaikô Takeshi, Kobayashi Hideo, Mori Arimasa et Kaneko Mitsuharu.

 

       La troisième partie laisse la parole à quatre écrivains qui, chacun à sa manière, parlent de leur séjour dans un Empire des signes complètement revisité : Jean Pérol, Horie Toshiyuki, Philippe Forest et Maryse Condé. Chacun explique, à sa manière propre, et inimitable, comment les cultures peuvent se rencontrer, se heurter, se mêler, s'altérer ou se reconfigurer.

 

       Enfin, une table ronde, « Les coulisses de la traduction », livre de précieuses informations sur les conditions dans lesquelles les regards peuvent se croiser dans la confrontation avec un texte à traduire.

 

       La version japonaise, parue la même année, est moins complète : n'y figurent ni le texte de Maryse Condé ni le répertoire des auteurs cités. On trouvera ci-dessous le Sommaire et l'Introduction du livre, enrichis d'illustrations. Au fur et à mesure seront ajoutés quelques extraits.

 

 

 

«Voix, échos, rencontres : 

      partout les lignes tremblent,

                                     les pages se tournent,

                                                   les frontières se déplacent».

SOMMAIRE

Avant-propos de Michaël Ferrier.

 

Ouverture à deux voix

 

_ « La tentation de la France chez les écrivains japonais » de Watanabe Kazutami.

_ « La tentation du Japon chez les écrivains français » de Michaël Ferrier.

 

Première partie :

l’exotisme et au-delà

 

_ « Loti ou l’exotisme trahi » de Ôkubo Takaki.

_ « La Fictionnalisation de l’Autre, de Loti à Segalen » de Marc Gontard.

_ « Un aller simple vers le dehors : Claudel et le Japon » de Watanabe Moriaki.

_ « Le Japon de Barthes ou la limite de l’Occident » de Watanabe Ryô.

 

Deuxième partie :

la France de près, la France de loin

 

_ « Dazai Osamu : influences ou convergences ? » de Didier Chiche.

_ « Kaikô Takeshi, Anywhere out of the world » d’Anne Bayard-Sakai.

_ « Le savoir, le sang et la langue – Kobayashi Hideo (1902-1983) et Mori Arimasa (1911-1976) » de Ninomiya Masayuki.

_ « Les écrivains japonais face à la modernité occidentale : situation de Kaneko Mitsuharu » de Miura Nobutaka.

 

Troisième partie :

l’écriture et le passage des frontières

 

_ « Le Japon ou les avatars d’une obsession » de Jean Pérol.

_ « Une parole en zone frontalière » de Horie Toshiyuki.

_ « La Beauté du contresens : roman du je, watakushi-shôsetsu et hétérographie » de Philippe Forest.

- « Le monde à l’envers, ou l’Empire des signes revisité » de Maryse Condé.

 

Quatrième partie :

les coulisses de la traduction

 

_ Table ronde avec Anne Bayard-Sakai, Jacqueline Pigeot, Iwasaki Tsutomu, Nishinaga Yoshinari. Modératrice : Corinne Quentin.

 

Annexes

_ Répertoire des écrivains japonais cités dans les textes, de Michaël Ferrier.

INTRODUCTION

 

 « La vue que nous prenons de l’Europe lorsque nous vivons en Asie donne à nos problèmes une intensité extrême, elle concourt à détruire l’idée de nécessité d’un monde unique, d’une réalité limitée. (…)

 

   Eprouver la sensation que notre monde pourrait être différent, que les modes de notre pensée pourraient n’être pas ceux que nous connaissons donne une liberté dont l’importance peut devenir singulière. »

 

                                                                                                                            André Malraux, 

                                                                                                                  La Tentation de l’Occident (1926)

 

 

 

Une inconnue, Clara et André Malraux, au Japon, vers 1930.

Source : Le Point ©Collection Florence Malraux

       Voix, échos, rencontres : partout les lignes tremblent, les pages se tournent, les frontières se déplacent. Les textes réunis ci-après sont le fruit de plusieurs rencontres et de quelques amitiés, certaines naissantes et d’autres bien tenaces. Ils furent pour la plupart prononcés lors d’un Colloque international organisé par l’Université Chûô à la Maison Franco-Japonaise de Tôkyô, au printemps 2001 [1], sous le titre ici conservé : La Tentation de la France, la Tentation du Japon – Regards croisés. Ce titre fait référence, on l’aura deviné, au fameux livre d’André Malraux, La Tentation de l’Occident, premier ouvrage important d’un jeune homme de 24 ans qui venait de faire deux séjours successifs en Asie (octobre 1923-novembre 1924, février-décembre 1925) et en rapporta ces quelques pages encore frémissantes.

 

       Car le livre de Malraux est à bien des égards révélateur d’une configuration dont nous ne sommes pas encore sortis. Au moment où il paraît, c’est-à-dire en 1926, toute l’époque est traversée par une remise en question radicale des valeurs occidentales : c’est en 1919 déjà qu’est paru à la NRF La Crise de l’Esprit de Paul Valéry, laquelle fournit aussi le thème du livre d’Oswald Spengler, au titre éloquent : Le Déclin de l’Occident (premier volume paru en Allemagne en 1918, deuxième volume en 1922). A ces leitmotive de la crise et du déclin qui sont aujourd’hui à nouveau omniprésents, tant en France qu’au Japon, Malraux avait choisi en son temps de répondre non par le repli et la rodomontade, ou – dans ce langage économico-moraliste qui est de règle de nos jours – par la défense de « certaines valeurs », mais par l’invite et l’effraction, et ce beau mot de tentation.

 

       « La tentation, écrit-il, s’entend comme un effort de renouvellement, cherché ailleurs que dans son propre fonds, par le recours aux cultures étrangères ». Le monde moderne n’est donc pas épuisé, comme l’affirme Spengler, il est désemparé par l’explosion vertigineuse des possibles. La réponse de Malraux est claire, en acte et sur le papier. Partons, vivons, voyons : n’oublions pas nos stylos, nos claviers, nos crayons. Il s’agit de ne pas réduire le monde aux dimensions d’un loft et de tracer de nouvelles lignes. « Qui est là ? Ah très bien : faites entrer l’infini », s’exclame Aragon à la même époque (1924, à la dernière page d’Une vague de rêves). Sans doute y a-t-il là une leçon à tirer pour le temps présent, aujourd’hui que notre monde se déchire, comme l’écrit Jean-Luc Nancy, dans « la difficulté véritable de l’être-en-commun » (La Communauté affrontée, Galilée, 2001), cette nécessité d’être ensemble et d’y maintenir pourtant un écart, une étrangeté. Mais peut-être les écrivains n’ont-ils jamais fait autre chose que de se tenir à cet écart, d’y installer leur site improbable et de vibrer en cet espacement.

 

       Entre la France et le Japon, les relations sont relativement anciennes et les regards se sont croisés plus d’une fois, comme le montrent les deux textes qui ouvrent ce volume (« La tentation de la France chez les écrivains japonais » et « La tentation du Japon chez les écrivains français », Ouverture à deux voix). La similitude de ces deux titres est trompeuse : en fait, et la comparaison des textes le montre aisément, les représentations réciproques de la France et du Japon furent le plus souvent non synchrones, mues et dévorées par une sorte de décalage permanent. Ce balancement initial des intitulés doit donc être considéré comme un échange de bons procédés, le signe courtois et souriant d’une salutation amicale, un clin d’œil stylistique qui est aussi l’instant même du face-à-face où nous nous trouvons – et non comme une nouvelle déclinaison du thème du miroir. Cette métaphore du « miroir », commode et à la mode, si souvent utilisée pour décrire les relations entre les deux pays, et qui suggère toujours plus ou moins l’image d’un reflet stable et inversé, ne convient plus, peut-être n’a-t-elle jamais convenu : elle est un leurre, qui masque la dimension autrement problématique de la rencontre.

 

       Cette rencontre, avec ses impasses, ses pièges, ses difficultés, mais aussi ses réussites éblouissantes, nous avons choisi de l’étudier dans un domaine particulier, celui des écrits, et pour une période précise : de l’ère Meiji, qui marque la fin de la fermeture du Japon, jusqu’à nos jours. La première partie, L’exotisme et au-delà, évoque chronologiquement quelques-uns des écrivains français qui ont contribué de manière décisive à forger et à déplacer l’image du Japon, dans une négociation incessante avec, contre et parfois au-delà de l’exotisme, depuis Loti, figure contestée mais incontournable, jusqu’à Claudel et à Barthes, qui marquent chacun à sa manière – un séjour prolongé et plusieurs textes variés pour Claudel, trois brèves visites et un livre étincelant pour Barthes – des ponctuations essentielles dans ce grand récit ininterrompu. La deuxième partie quant à elle, La France de près, la France de loin, se penche sur cinq écrivains japonais importants, peu connus en France, et qui ont pourtant entretenu avec ce pays le plus exigeant des dialogues. On y trouvera deux romanciers, Dazai Osamu et Kaikô Takeshi, deux essayistes, Kobayashi Hideo et Mori Arimasa, et un poète voyageur : Kaneko Mitsuharu. Diversement traduits et commentés en France, ces écrivains méritent incontestablement plus que l’attention sporadique – et pour certains d’entre eux quasi-nulle – qui leur a été prêtée jusqu’aujourd’hui, et nous espérons que ces études contribueront à les faire mieux connaître, traduire et apprécier.

 

       Après ces deux premières parties rétrospectives, la troisième section de notre livre, au titre derridien (L’écriture et le passage des frontières), élargit la perspective aux recherches esthétiques les plus actuelles, en laissant la parole à quatre écrivains qui, chacun avec son accent inimitable, écrit « en zone frontalière ». Jean Pérol, qui fut l’un des précurseurs en ce domaine, relate les différentes phases de son « obsession » japonaise et la part de ce pays dans son travail littéraire. Horie Toshiyuki, jeune écrivain déjà salué par la critique au Japon [2], et dont c’est le premier texte publié en France, s’interroge sur l’écriture comme passage ou comme impasse, et sur l’étrange dialogue, à l’intérieur de son écriture même, de la langue française et de sa langue natale. Philippe Forest, dont personne qui l’a lu ne peut oublier L’Enfant éternel, ce grand roman encore à découvrir, prend résolument le contre-pied des discours stéréotypés sur le « dialogue des cultures » et nous parle de la beauté du contresens, « cette sorte de brèche discrète, de léger abîme, de blessure par où (pour parler le langage de Georges Bataille) la communication redevienne authentiquement possible entre les êtres ». D’une manière analogue, le célèbre écrivain guadeloupéen Maryse Condé, dont les liens avec le Japon se resserrent chaque année, nous décrit avec cette ironie tendre et un peu acide dont elle a le secret son séjour dans « Le monde à l’envers, ou l’Empire des signes revisité », avant de conclure par un savoureux éloge de l’opacité, contre les « entrées faciles et galvaudées dans le pays de l’Autre ». « Opacité » bouleversante, « avatars » aventureux, « contresens » fécond : lorsqu’ils ont la parole, les écrivains nous en apprennent ainsi plus que bien des discours convenus sur « l’enrichissement mutuel » prôné par toutes les chancelleries du monde. « Enrichissement mutuel » : la métaphore économique est décidément à l’ordre du jour. Les écrivains eux, ne se payent pas de mots : eux, et eux seuls peut-être, peuvent nous montrer, à l’aide de leurs exemples localisés, précis et bouleversants, comment deux cultures peuvent effectivement se rencontrer, se heurter, se mêler, s’altérer ou se reconfigurer.

 

       Enfin, c’est une table ronde passionnante qui fournit la quatrième et dernière partie de ce livre : Les coulisses de la traduction. Comme son titre l’indique, elle nous emmène vers les à-côtés ou les dessous de la scène, et nous livre de précieuses informations sur les conditions (intellectuelles, mais aussi matérielles, statutaires, institutionnelles) dans lesquelles les regards peuvent se croiser dans la confrontation avec un texte à traduire, et pour le choix même de celui-ci. Une traduction est, on le sait, un événement. D’abord bien évidemment parce qu’elle révèle un titre, un nom, une œuvre, mais aussi parce qu’elle propose, la première, une lecture du texte au double sens du terme : déchiffrage aussi bien qu’interprétation. Pourtant, voici un processus d’écriture dont le détail nous est d’habitude caché ou, ce qui revient au même, qui ne connaît guère les faveurs du public. Cette Table ronde, qui regroupe quatre « monstres sacrés » de la traduction franco-japonaise, aux centres d’intérêt et aux styles très différents [3], est donc l’occasion d’assister à l’exposé d’une pratique d’écriture très particulière, qui sert de support à une véritable réflexion, à la fois historique, sociologique et théorique, sur le métier de traducteur et l’acte même de traduire.

 

       Pourquoi le premier Pléiade d’un écrivain japonais a-t-il été consacré à Tanizaki et non à Kawabata ou à Sôseki ? Pourquoi l’œuvre de Mishima nous est-elle connue pour l’essentiel, en France, par l’intermédiaire de l’anglais ? Pourquoi certains livres de Kundera sont-ils publiés au Japon avant que de l’être en France ? A partir de ces questions et de quelques autres, rarement posées et dont certaines sont dérangeantes, et des expériences substantielles et variées de nos quatre traducteurs, peuvent ainsi s’esquisser les contours d’un paysage de la traduction dans les deux pays, paysage aux teintes contrastées et aux lignes fuyantes (divergences d’intérêts intellectuels et de conditions matérielles, plus ou moins grande précocité des traductions, etc.), qui permet de mieux saisir les modalités de réception, de cerner selon quels critères et quels horizons d’attente on a traduit et on continue de traduire dans chaque pays, des problèmes qui se posent et des perspectives qui s’ouvrent à la traduction, en France et au Japon.

 

       C’est également l’occasion de faire le point sur les problèmes techniques et épistémologiques posés par l’acte de traduire. La traduction est une activité dynamique, où entre en jeu une dimension multilinguistique mais aussi interculturelle. Il ne suffit pas de préserver le sens d’un texte au sens strict, il faut aussi en restituer le registre, les associations sonores ou lexicales, les connotations. Dès lors comment passe-t-on, concrètement, d’une langue à l’autre ? La notion de traduction « fidèle » ou « exacte » est-elle un leurre ? Comment choisir un mot ? Traduire une répétition ? Un jeu de mots ? C’est tout le problème du rapport de la traduction à la création qui se trouve ainsi ouvert, dans une réflexion sur ce qu’on pourrait appeler une poétique de la traduction. On s’aperçoit notamment qu’en France comme au Japon, la traduction a depuis longtemps joué un rôle essentiel dans la formation des poètes et leur production littéraire. Au Japon, presque tous les poètes francisants sont aussi traducteurs. En France, même phénomène de parenté entre la traduction et la création poétique, de Gérard de Nerval au XIXe siècle jusqu’à Yves Bonnefoy, Michel Deguy ou Henri Meschonnic aujourd’hui, pour prendre trois poètes pourtant très différents. Ce lien générique, outre qu’il indique l’éclairage que l’art de traduire peut jeter sur la création (« Les beaux livres sont écrits dans une sorte de langue étrangère » disait déjà Proust), pose la question de la traduction comme un art poétique à part entière.

 

       Problèmes inséparablement pratiques et théoriques, représentation de l’Autre, travail du langage dans son lien avec les grands problèmes philosophiques (la notion de sujet par exemple, qu’on peut réinterroger dans une lumière neuve à partir du Japon) mais aussi dans une perspective esthétique et politique : sur tous les points importants évoqués ci-dessus, la perspective comparatiste franco-japonaise est indéniablement éclairante. Elle permet de se décaler par rapport à certaines traditions intellectuelles exclusivement auto-centrées qui ont malheureusement toujours cours, dans l’Hexagone comme dans l’Archipel. Elle dessine un réseau de relations asymétriques, diverses, mobiles et ondoyantes : ce que nous nommons, de ce joli mot de la langue française, un entrecroisement. C’est cette perspective qui nous est aujourd’hui parmi d’autres si précieuse : elle est l’une de celles qui nous permettent, peut-être, de penser ce mouvement qui s’est emparé du monde, fait de circulation, d’échanges et de frictions, brouillant irrémédiablement la cartographie des valeurs acquises, enchevêtrant les langues et les identités, dans ce que Barthes un des premiers avait nommé l’aventure des « Mélangeurs » [4].

 

 

 

NOTES

[1] Seule exception : le texte de Maryse Condé, qui est venu s’ajouter à ces contributions. Je la remercie d’avoir accepté de l’écrire, à ma demande, lors de son séjour au Japon, et d’avoir tenu sa promesse.

[2] Horie Toshiyuki avait déjà reçu le prix Mishima lorsque je lui demandai de participer à notre Colloque. Quelques semaines avant celui-ci, il remporta le prix Akutagawa, la plus prestigieuse des récompenses littéraires du Japon (équivalent du prix Goncourt en France) : malgré la tornade d’obligations qui s’abattit alors sur lui, il ne se décommanda pas et je l’en remercie.

[3] Anne Bayard-Sakai, Jacqueline Pigeot, Iwasaki Tsutomu et Nishinaga Yoshinari, avec l’amicale participation de Corinne Quentin, qui a bien voulu animer les débats. Voir la présentation des auteurs à la fin de ce volume.

[4] Roland Barthes, « Ce que je dois à Khatibi », postface au livre d’A. Khatibi, La Mémoire tatouée, UGE, Coll. 10/18, 1979 (Œuvres complètes, Seuil, tome 3, 1995, p. 1002-1003).

 Michaël FERRIER 

 

La Tentation de la France, la tentation du Japon - Regards croisés,

« Introduction », 

©2003 by Michaël Ferrier/Ed. Picquier

©2014-2020 by Michaël Ferrier/Tokyo-La-Lézarde. All rights reserved.

 

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